Stéphane Guyot 2017

Le projet 2017

Un calcul un peu simpliste à mon sens car il convient de retirer de cette liste les candidats aux différentes primaires des grosses écuries mais aussi ceux des formations politiques habituelles. Ceux-là ne connaissent que le jeu subtil des alliances. Ils ne sont candidats à rien d’autre qu’une bonne place au sein de la future majorité. Ces professionnels du mandat écartés, reste donc une quarantaine de « petits » candidats indépendants abordant le scrutin Présidentiel avec candeur et nourrissant le secret espoir de « retourner la table ». Combien ont une chance d’obtenir les 500 fameux parrainages ? Pour la plupart d’entre eux, je ne suis même pas certain qu’ils décrochent leur téléphone pour aller chercher la première promesse de signature. Beaucoup ne sont candidats qu’à un instant de notoriété sur les réseaux sociaux.

Quel sens à chaque candidature ?

Pour les autres, ceux qui iront au bout de la démarche de la collecte des parrainages, il faut se poser la question du sens de leur candidature. Car gouverner n’est certainement pas leur but. Soyons lucides. Les « petits candidats » n’ont aucune chance de l’emporter. Ils le savent d’ailleurs pertinemment et seraient bien encombrés d’un mandat présidentiel dans les pattes. Comme je le rappelais dans un précédent billet, ils n’ont aucun gouvernement à proposer et ne disposent d’aucune majorité parlementaire pour faire adopter la moindre mesure de leur programme. Il ne suffit pas de prétendre une chose pour qu’elle se transforme en acte. Un « petit » candidat qui annoncerait le contraire devrait davantage inspirer la méfiance que l’enthousiasme des électeurs…

paris

Gouverner n’est pas le but de ces candidats. En se présentant à l’élection présidentielle, leur candidature a un tout autre objectif : adresser un message au pouvoir politique en contribuant au débat par des idées qu’ils souhaitent voir reprises par les candidats à la victoire. Il s’agit ni plus ni moins d’une stratégie visant à peser sur le second tour. Ce message peut avoir des revendications diverses. Il s’agit le plus souvent de défendre les intérêts d’une corporation, d’une cause ou d’une classe sociale. Mais au-delà de leurs motivations propres, ces candidatures ont en commun de pointer les carences législatives sur un domaine précis tout en apportant la réflexion nécessaire pour y remédier. Leur message se résumerait alors en une sorte de coup de gueule constructif contre l’immobilisme ou les erreurs de nos gouvernants. Cette approche pragmatique du jeu politique prouve au moins une chose. Les petits candidats ont compris les règles élémentaires du rapport du force et pratiquent, eux aussi, l’art délicat du pouvoir de nuisance. Une question se pose toutefois. Est-ce efficace ? Cette tactique du « t’as intérêt à écouter c’que j’ai à dire sinon t’auras pas mes voix » implique nécessairement que la nuisance annoncée soit réelle. Cela signifie donc qu’en-deçà d’un résultat perçu comme une menace ou une réserve de voix potentielle, le message du « petit candidat » demeurerait totalement inaudible.

Avez-vous l’impression qu’avec de tels scores, les « petits » soient en mesure d’influencer quoi que ce soit dans le débat politique ? Ce n’est pas comme ça, en tous cas, qu’on retournera la table… En serait-il autrement si ce « ras-le-bol » constructif était porté par plus de 6% des électeurs ? Les oreilles de nos dirigeants seraient-elles plus attentives si plus de 2 millions de nos concitoyens venaient à dire d’une même voix qu’ils aspirent à autre chose ? Un tel message serait certainement plus clair, plus audible ! 6%, ce n’est pas un chiffre pris au hasard. C’est le résultat des votes « blancs et nul » de 2012. Deux millions d’électeurs qui ont fait la démarche d’aller voter pour exprimer leur exigence et leur mécontentement. Deux millions de voix volontairement écartées des résultats officiels.

provence

Voila ce que représente ma candidature en 2017.

C’est donc dans un soucis d’efficacité que j’invite les petits candidats à faire preuve de lucidité et de pragmatisme, à ranger leurs ego au fond de leur poche et à envisager ma candidature comme un porte-voix partagé servant de chambre d’échos à un message unifié : Nous avons des solutions ! Je souhaite leur rappeler ces mots d’Henri de Navarre : « Ralliez-vous à mon panache blanc : vous le trouverez sur le chemin de la gloire et de l’honneur ! » Certes, on ne gagne pas avec 6%, mais quel que soit le message que vous souhaitez faire passer, je peux vous garantir qu’il sera davantage entendu avec plus de 6%… qu’avec moins de 2% des voix.

micas

Articles récents

Lettre type à votre Maire

19 vidéos pour tout comprendre

Sondage IFOP, le « candidat du vote blanc » à 10% !

Stéphane Guyot 2017